6 mois et toujours en vie – East Coast Part 1

Aujourd’hui, ça fait 6 mois que je suis parti …

Mais que s’est-il passé depuis mon retour de la Nouvelle-Zélande ? Plus de nouvelles… Mypok vous a-t-il oublié ? Oh non il a juste (encore) profité de ses derniers sous pour partir à la découverte de cette fameuse côte Est australienne.

17 Avril 2012 donc, retour à Sydney pour quelques jours le temps de rédiger, poster et blablater pour vous, cher lecteurs, mes (nos) aventures Néo-Zélandaises et pourquoi pas même profiter des derniers instants dans cette magnifique ville – Rater pour moi, 4 jours à Sydney et 4 jours de pluie non-stop, il est temps de partir.

Byron Bay

Première destination – Byron Bay. A 1000km de là « seulement », le bus est le meilleur moyen d’y accéder. 22h – 10h30 rien de mieux pour passer une nuit confortable à dormir plié en quatre entre deux sièges sous une clim’ de 10° bref, la routine.

Pourquoi Byron Bay ? Déjà parce que si déjà je fais la côte est, autant être vraiment à l’est ! Et oui avec ses quelques 5000 habitants, la ville est la plus à l’est du continent australien… bon j’avoue que ça ne fait pas vraiment rêver mais j’ai mieux en réserve. C’est LE rendez-vous des surfers avec ses longues plages et un bon endroit pour faire la fête. Ca fait un peu cliché et pourtant… ça l’est complètement.

Après un rythme soutenu en Nouvelle-Zélande à changer d’endroits tous les jours, j’ai décidé de prendre mon temps cette fois-ci – pas plus de trois jours aux mêmes endroits. Alors comment meubler ces trois interminables jours sur des plages quasi-désertes ? A chaque ville son activité principale alors commençons avec Byron Bay qui sera… le surf bien sûr.

Effectivement, je me voyais mal revenir en France en n’ayant jamais essayé le surf. Chose faite à quelques expressions près. Si on considère que faire du surf est avoir une planche en main, être dans l’eau, attendre une vague (ou plutôt choisir la vague du siècle qui vous permettra d’impressionner votre public) et au final patauger jusqu’à n’en plus pouvoir, tenter de mettre un pied sur la planche, être surpris par la hauteur du rouleau et prier pour que …. Trop tard, vous êtes le torchon dans la machine à laver… alors oui, je suis un surfer !
Sinon il y a l’option du blond aux cheveux longs, happy de la vie, catch la first wave, stand up sans soucy, et surf into the rouleau en ressortant sans une goutte au front oue allez, c’est aussi du surf, mais c’est moins fun. Too easy.

Bon rassurez-vous les amis, je me suis levé au moins TROIS fois ! .. en deux heures. Surf -> Check.

Le mini-album Byron Bay c’est par ici

La Gold Coast

Après avoir retrouvé Anaïs, une copine de Paris avec sa copine Lena, de passage à Byron Bay et allant à Brisbane, je profite de leur lift pour aller à ma prochaine destination (Ouwoo merci) à une centaine de kilomètres de là, j’ai nommé Surfers Paradise.

Arrivés dans la nuit, on a juste le temps d’acheter de quoi faire des doubles cheesburger fait sans maison et profiter de l’un des nombreux barbecues électriques mis à disposition dans la ville au bord de la plage. C’est clean, c’est beau, c’est chic, bienvenue à la Gold Coast.

Les filles me quittent et je reprends mon sac en solitaire à la recherche d’une nouvelle auberge. Retour à la réalité – j’opte pour le luxe comme d’habitude – et me voilà à partager une chambre de 14 personnes sans climatisation. La chance me souri, nous sommes seulement 3 (oui, là on peut parler de luxe) puis 14 le lendemain (la réalité).


Alors quelle sera mon activité à Surfers Paradise ? Logiquement, le surf mais vu ma piètre performance, je me contente d’une simple visite de la ville mais pas n’importe laquelle.
Nous sommes dans le « Miami » de l’Australie, là où les plus démunis se retrouvent dans les hautes tours le long de la côte et les moins pauvres dans leur « petite » propriété située sur l’une des îles en forme de palmier comme à Dubaï. Un vrai concours inter-voisin où le but est d’avoir la plus grande, la plus belle et la plus impressionnante villa possible du fait de son architecture moderne, de sa surface dépassant souvent 600m² … ou tout simplement de son bateau accoster au ponton privé. Tellement plus pratique.
Allez, ça faisait longtemps, et vous savez que j’aime ça : voici pour vous mon TOP3 des maisons qui m’intéresserait dans un avenir proche… ou très lointain….. ou inexistant.

3ème place

2ème place

Winner

L’album Surfers Paradise c’est par ici

Brisbane

Deux jours plus tard, me voilà dans la 3ème plus grande ville d’Australie après Sydney et Melbourne, j’ai nommé Brisbane. C’est l’occasion pour moi de tester au moins une fois « le couchsurfing » ; le principe est simple, grâce au site couchsurfing.org, vous pourrez trouver une personne dans n’importe quelle ville du monde (enfin presque) vous proposant de vous héberger gratuitement sans rien en retour, juste une rencontre, un sourire ou n’importe. Mais ce n’est pas le seul avantage – Enfin un moyen de rencontrer un vrai australien et avec un peu de chance, il vous fera le plaisir de vous faire découvrir sa ville sans passer par les endroits les plus touristiques.


Je vous présente donc Morgan, un étudiant australien de 24ans en 5ème année d’Histoire qui m’a fait le plaisir de m’héberger dans sa maison qu’il partage avec deux colocataires. Arrivé vers 18h, juste le temps de poser mes affaires que nous voilà déjà partis dans son Université. On empreinte son trajet habituel : le bus qu’on connait tous puis, assez sympa, un bateau ultra rapide pour passer d’un côté à un autre de la ville.
Ca y est, on est arrivé dans l’Université de Brisbane et pour vous dire, c’est comme dans les films américains. Les immenses bâtiments historiques et rénovés, la grande pelouse au centre, à 18h30 encore une bonne centaine d’étudiants tranquillement posés comme s’ils préféraient rester que rentrer chez eux… perso, je pouvais presque les comprendre. Je lui demande quelques infos son école : c’est près de 25.000 étudiants et le plus surprenant c’est le prix de cette Université public. Je souligne public car à 4000$ l’année, c’est presque le prix d’une université privée en France. Bon, comptez entre 20 et 35.000$ pour une école privée en Australie…

La soirée s’est terminée par une soirée pizza-movie dans un de leur amphithéâtre lui aussi impressionnant puis rendez-vous au bar du coin car demain c’est la fête nationale australienne et ici ils comptent bien fêter l’occasion.

N’étant que de passage à Brisbane, le lendemain, Morgan m’invite à tester leur fameux pudding du petit-déjeuner, rapide, efficace, pas cher et « mangeable ». J’aurais préféré une baguette et des croissants mais j’attendrais encore quelques mois pour ça (Ahhh quelques mois ??!!). Bon, j’ai quand même croisé une boulangerie « un Bakery » qui vendait ou plutôt osait vendre des croissants à 3,25$.. J’ai quand même testé et … tintintin… je n’aurais pas dû.

Direction le centre-ville avec une surprise de taille pour mon arrivée ; le défilé façon 14 Juillet en plus ridicule. Ne faisons pas de comparaison… quoique ! En un mot : du 14 Juillet à la fanfare de Lutterbach. Non bon j’abuse. C’était quand même sympa de voir quelques militaires, anciens-combattants, cornemuses, anciens taxis (va savoir pourquoi) et d’autres hors-sujets du même genre.


A défaut d’avoir vécu à Paris et de ne pas avoir vu notre beau défilé, j’aurais au moins vu celui de Brisbane. La classe.
Bon sinon après avoir vu Melbourne ou Sydney, c’est vrai que Brisbane ne m’a pas vraiment vendu du rêve… j’ai donc demandé à Morgan ce qu’il y avait « d’exceptionnel » dans sa ville, il m’a répondu « Regarde là, c’est l’immeuble de Gotham City dans Batman !« 

J’ai aimé.

Sunshine Coast

Départ pour une nouvelle ville de rêve si on se réfère aux noms donnés ; après Surfers Paradise sur la Gold Coast, direction Rainbow Beach sur la Sunshine Coast !
Hop, plus que 5h de bus et j’y suis.


Pourquoi être allé à Rainbow Beach ? Car avec Harvey Beach, c’est la seule ville où l’on peut accéder à Fraser Island. J’avais donc tout prévu pour une fois ! Grande marche de quelques jours sur l’île avec sac à dos, tente et même le permis de camping à prendre avant le départ – Je suis prêt, prêt pour 48km voir 90km de marche – à une chose près… j’apprends qu’une grosse partie du sentier est inondé et que toute marche est temporairement annulée. Mon plan tombe à l’eau.
Tant pis pour moi, je change mes plans et entame une petite quinzaine de kilomètres dans le parc national de Rainbow Beach pour accéder au Carlo Sandblow.

Le mini-album Rainbow Beach c’est par ici

Et la suite c’est quoi ?

Après Rainbow Beach, direction le haut de la côte Est : Airlie Beach. L’un des stops obligatoire en Australie pour voir les Whitsundays et une partie de la plus grande barrière de corail du monde, tout simplement l’une des choses les plus belles à voir si ce n’est pas la plus belle. En tout cas ça l’est pour moi (je sais, c’est du vécu maintenant et je suis à la bourre niveau rédaction !) mais je n’allais quand même pas tout vous dévoiler en un article. Suite très bientôt, « promis ».

En attendant, mangez cinq fruits et légumes par jour


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De Fear Factor à l’extrême : Wanaka -> Christchurch

Notre devise étant de ne jamais rester plus d’une nuit au même endroit, nous continuons notre route vers l’extrémité du Sud-est de la Nouvelle-Zélande -> Direction Te-Anau avec un stop près de Queenstown. Comme d’habitude, nous empruntons les autoroutes sinueuses de montagne et de toute façon vous ne pouvez pas vous tromper, il y a en général qu’une seule route principale. Juste au cas où, nous rentrons la destination dans le GPS qui nous indique d’une charmante voix : « Continuez sur cette route pendant 280km ». Merci Madame, je vais tâcher de ne pas me tromper… mais je peux quand même m’arrêter à certains lookout ?

Nous arrivons à Queenstown, belle ville, animée, et si vous aimez l’extrême, c’est The place to be pour tenter un saut en parachute, à l’élastique etc. Nous verrons plus tard pour la mère, d’abord nous cherchons un restau proposant ces fameuses moules néo-Z à défaut de ne trouver que des fish&chips à chaque coin de rue : Fear Factor commence maintenant avec comme première étape : les moules radioactives (regardez les, vous comprendrez).

 

Queenstown derrière nous, nous passons la nuit à Manapouri avec comme habitude de chercher un Motel directement sur place : on check rapidement le petit bouquin Accomodation 2012 et les panneaux VACANCY / NO VACANCY vous indiqueront la disponibilité une fois arrivé.

Pour vous prouver la gentillesse des néo-zélandais, un jour le propriétaire d’un motel qui semblait un peu trop cher pour une nuit, nous a simplement aidé à trouver un autre motel en appelant la concurrence pour nous… Après trois motels pleins, il nous en a finalement trouvé un et bien sûr moins cher que le sien. Ah… là aussi j’ai du mal à croire que nous pouvons trouver ça en France !

Bref, le lendemain, nous parcourons quelques kilomètres supplémentaires pour une balade en bateau dans les fiords de Milford Sound.
Sur la route, une question tellement banale et tellement habituelle revient « Au fait, on a assez d’essence ? » C’est vrai qu’entre deux villages, il est possible de ne pas trouver une station sur 100km. Notre petit guide nous indique que nous pouvons en trouver une à Milford Sound mais le flyer pour touriste mentionne un « Assurez-vous d’avoir assez d’essence entre Milford et Te Anau A/R – 240km » …

Finalement, nous trouverons une petite station là-bas avec le prix le plus élevé de NZ : 2,59$NZ/L (1,63€) et pour votre info, le prix en ville est de 2,19$NZ/L (1,38€) et reste le même pour toutes les stations !

Dans les fiords de Milford Sound

Ca y est, nous sommes arrivés. Âmes sensibles s’abstenir, c’est beau, c’est grand.

Nous montons sur le bateau, prêt pour 2h de croisière au milieu de ses immenses montagnes, cascades et au bout du fiord, l’Océan. Nous sommes en Automne, il n’a donc pas beaucoup plut durant l’été et les cascades sont moins nombreuses. Pourtant, certaines dépassent 40mètres ; l’eau provient de la fonte des glaciers et alimente ainsi les fiords en continu. La couleur de l’eau est verte émeraude et plus l’on approche de l’Océan, plus elle devient bleue.

Etape extrême de la journée : la douche

Fin de l’aventure, retour sur la terre, nous reprennons la route et s’arrête au bord après avoir vu un panneau « Mirror Lake ». Un lac qui porte bien son nom, voyez par vous même…

… puis prenons la direction de Queenstown à nouveau, normal, il n’y a qu’une seule route pour rejoindre le centre et l’est de l’île. Petit stop rapide pour la photo souvenir ! On dirait presque qu’on a été incrustés !

Dans la ville de Te Anau qui nous fait penser à un petit village Suisse avec son lac et ses montagnes, on y trouve aussi sa petite chapelle. Il est temps d’aller prier un coup, nous sommes Vendredi 13, fini Fear Factor, passons maintenant à l’extrême.

Vendredi 13, jour de chance ?

Repartis à proximité de Queenstown, nous passons devant un pont qui pourrait offrir une belle vue. Stop lookout !

L’endroit est même parfait pour sauter ! Ca tombe bien, il propose un saut à l’élastique au bout du pont. La mère veut absolument y aller, je la retiens et me propose finalement d’y aller à sa place.

43m, c’est haut mais ça devrait l’faire. On m’attache les pieds, me demande si je veux goûter l’eau, je me dis « cool ! Ou comment attraper une crève pour deux semaines en 2s »… 3, 2, 1 – Ouuuuuuuuuuuuuwwwwooooooooooooooooo !

Sensation et adrénaline garantie et tout ça cheveux au vent, je vous le conseille ! Au passage, merci maman !

Le Lake Pukaki ou comment changer la balance des couleurs

Hop ! En voiture pour quelques heures direction Tekapo et pour une fois, la route est droite, très droite, presque aussi ennuyeuse que comme nos belles autoroutes françaises à une chose près, le paysage.

Il fait beau, cela fait déjà quelques jours que nous ne croisons plus de nuages alors autant en profiter.
Pour cela, bienvenue au lake Pukaki, un lac étrange… assez particulier… bleu… dont ce très bleu est due à la poussière de roche en suspension dans les eaux provenant des glaciers réfléchie par le soleil.

Bon stop la culture, on veut les photos !

Bon, ce n’est pas comme si je ne vous avait pas prévenus. Et avouez que le bleu du ciel se mari bien avec la couleur du lac… Alors profitons, changeons nos pseudo-programmes de la journée et allons affronter le Mont Cook ! (glacier visible au fond sur les photos ci-dessus – et sachez qu’il est apparemment exceptionnel de le voir aussi bien…)

Mont Cook – une nouvelle étape encore plus extrême ?

Nous entamons une marche de quelques 14km pour atteindre le lac en s’improvisant « alpiniste professionnel »

Avec des passages en tyrolienne également improvisés…

Pour arriver enfin au lac du Mont Cook ! On est surpris par cette couleur plâtrée qui est due à cette roche couvrant le glacier et également surpris par les morceaux de glace immergés. Inutile de vous dire qu’une eau à 0°, le risque d’hypothermie est proche de 99% pour moi et pourtant… ELLE L’A FAIT !

Se sentir humilier par sa mère… c’est encore une sensation que je n’avais jamais connu auparavant. Le challenge est donc accepté – CHALLENGE ACCEPTED (en anglais, c’est mieux) !

Et paf !

Battu.
Bon, à vrai dire les choses ne se sont pas passées exactement comme prévu. Le but était de prendre une photo assis sur un mini-iceberg. Première tentative avec le jeans remonté, eau trop profonde, je décide d’y retourner en caleçon. Arrivé à hauteur du glaçon, je tente de monter dessus, le glaçon se retourne sur lui-même… me faisant perdre mon équilibre et m’obligea à survivre et nager jusqu’au rivage. Tentative de l’ultime photo (pour les amateurs de planking, c’était ça l’objectif !) ratée et bizarrement je n’ai pas voulu mon corps était dans l’incapacité de retenter l’expérience.

Fin des épreuves extrêmes – ½ Fail.

De retour en France

Pour finir notre voyage et ne pas subir un choc géographique pour le retour de ma mère en France, direction Akaroa, un petit village français en Nouvelle-Zélande.

En allant là-bas, nous n’aurons jamais vu autant de drapeaux français flotter et ni autant… de restaurants ! Oua c’est vrai que sur l’île du Sud il est rare de croiser des cafés ou restau à part dans les « grandes » villes bien animées.
Petite particularité du village : toutes les noms des rues sont en français « rue joli, rue benoît etc », une nuit donc au village, notre dernière avant de quitter le territoire…

Le lendemain nous parcourons nos derniers kilomètres  pour atteindre 4000km au compteur depuis le début de notre voyage (4000 ?!? et admirer nos derniers paysages néo-zélandais avant de reprendre l’avion à Christchurch pour Sydney.

Chirstchuch, une ville où il n’y a pas grand-chose à visiter ou plutôt plus grand-chose… Malheureusement le centre est totalement fermé et en restauration après avoir été victime d’un séisme en février 2011 des dégâts considérables et presque 180 victimes.


Il serait dommage de finir cet article par cette triste photo de la cathédrale après le séisme donc je vous propose un planking (et au moins, vous aurez appris un mot). Bon ok, le paysage aide beaucoup.

Je vous dit à bientôt pour la suite des aventures, en Australie cette-fois.

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Île du Sud nous voilà ! – Part 1

Les Golden Beach de Kaiteriteri

Arrivée sur l’île du Sud, pas le temps de traîner : nouvelle voiture de location et direction Kaiteriteri. Dès les premières minutes de route, les lookout sont au rendez-vous. Avec un temps et une vue pareille, on est obligé de s’arrêter.

Nous longeons le bord de mer (mer de Tasmanie, pas l’Océan !), les plages sont dépourvues de toute civilisation (tout comme 90% de l’île du Sud) et la marée basse vous donne encore plus l’impression d’être seul au monde avec ces paysages aquatico-désertiques…

Arrivés à destination, on est accueillis cette fois-ci avec un lever de lune, il n’est même pas 18h15 mais n’oublions pas que nous venons de passer à l’heure d’hiver… Les saisons sont effectivement inversées ici.

Fini les plages au sable noire, nous partons maintenant pour une petite virée en bateau pour les Golden Beach. Le temps est avec nous (en fait il le sera presque jusqu’au bout) et rend la croisière encore plus exceptionnelle, même les otaries au bord de certains rochers ont l’air d’apprécier.

 


Après 2h de croisière, on nous débarque sur une des Golden Beach…


… pour entamer une marche de quelques heures au milieu de la forêt. On traverse des ponts, s’arrête à quelques points de vue, croise des randonneurs faisant la marche de 50km… avec un peu plus de temps on aurait aussi pu la faire mais bizarrement on a préféré choisir l’option petite marche + plage. Choix difficile certes, mais au final nous avons trouvé une plage plutôt sympa.

 

Fin de journée, le bateau revient nous chercher à marée basse, il nous faut marcher dans ce sable jaune fraîchement mouillé avant de rentrer et de profiter de ces derniers paysages, pourtant ce n’est qu’un début.

King Kong entre Wesport et Franz Joseph


Repartis pour quelques centaines de kilomètres les nuages viennent nous charrier mais le temps peut changer en quelques heures. En tout cas, la météo néo-zélandaise nous a rarement été d’une grande aide.
Le panneau nous indique Christchurch 190km, Paris à 16.376km (le plus loin Ouwoo !) mais nous décidons de prendre la direction de Wesport à seulement 8km. Sur la route, on s’arrête dans un paysage sorti tout droit du dernier King Kong (encore un film tourné en NZ ?)

Et tente d’imiter le Gorille, perso, je m’y croyais presque… en moins bien quand même.


Next destination : Paparoa. Les routes que nous empruntons sont quasiment vides et pourtant ce sont des autoroutes (équivaut à des routes de montages chez nous)… On a envie de s’arrêter à tous les lookout disponibles, plus on monte, plus c’est impressionnant et plus il y a de points de vue. Mais avant on s’arrêtera prendre des fruits au bord de la route. Il suffit de se servir et de déposer l’argent dans la boîte à côté. Bizarrement, j’imagine mal voir ça en France… !

Ca y est, on arrive à Paparoa National Park. Cette fois-ci, on est impressionné par la venue de cars de touristes, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas croisé autant de monde en une seule fois. A croire que ce park est un passage obligatoire lorsqu’on est ici et effectivement, ça l’est.

 

 

Malheureusement il est difficile de s’en rendre compte sur les photos mais encore une fois les petits bonhommes se trouvent en haut à droite de la photo ci-dessus. Ajoutez à cela des vagues s’engouffrant dans ces grandes roches en stries pour s’éclater et monter à vingtaines de mètres plus haut, bref c’est stylé !

Franz Joseph et son glacier… enfin je crois.

Enfin une vraie journée de pluie ! On commençait à désespérer… La question est donc : qu’est-ce qu’on a raté ?
On avait prévu de faire une marche vers le glacier…… on s’est finalement retrouvé à aller voir un film sur le glacier pour dire qu’on l’a quand même vu ! Bon… en fin de compte avec un film de 20min sans aucune explication et avec deux images sur la glace, on ne l’aura quand même pas vu ce fichu glacier !
Glacier apparemment derrière nous, nous reprenons la route pour Wanaka. Au fil des kilomètres, le paysages se dégagent laissant place à des montagnes, et encore des montagnes.

Pourtant et bizarrement, chaque montagne est différente : haute, petite, ronde, plate, avec ou sans lac, coloré, ou vivante (je parle de végétation…), pendant toute la durée du séjour on verra de tout. Et plus on descendra vers le sud, et plus les couleurs seront automnales comme à notre arrivée à Wanaka.

Il est temps d’aller se coucher pour affronter nos six derniers jours en Nouvelle-Zélande et avant de publier la dernière partie du voyage : De Fear Factor à l’extrême : entre Wanaka et Christchurch.

… et toujours et encore, toutes les photos sont disponibles dans la galerie : )

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Bienvenue à Aoteoroa

Aoteoroa ?

Après les Émirats et l’Australie, me voilà maintenant à Aoteoroa. J’ai décidé de vous mettre tout de suite dans le bain en vous donnant le nom en maori de la Nouvelle-Zélande car à partir de maintenant vous allez en bouffer apprendre quelques mots ! Hé oui, il va falloir s’y faire mais à notre plus grande surprise (notre = vous le savez, je voyage maintenant avec celle qui a mis au monde le plus beau, le plus fort… – pour ne pas trop la complimenter – ma mère) la plupart des noms des villes sont en maori, deuxième langue du pays. Pourtant le drapeau néo-zélandais prête à confusion ! Premièrement parce que le drapeau anglais y figure et deuxièmement car il ressemble étrangement à celui de l’Australie (haut)…

Bref passons la culture générale, ça sert à rien, et de toute façon tout le monde le savait déjà.

Reprenons donc notre arrivée triomphante sur le territoire Néo-Zélandais.
Arrivés à l’aéroport d’Auckland, sur l’île du Nord donc (ah… y a deux îles en NZ ?), nous voilà accueillis par une hôtesse nous proposant une dégustation des nouveaux whiskies. En vérité, en passant devant la boutique duty-free de whisky nous avons vu l’hôtesse…. Non en fait ma mère avait soif, j’ai été obligé de la suivre. Croyez-moi, à 15h heure locale (+3heures avec Sydney) et 3h d’avion (2000km OZ – NZ), c’est normal qu’elle avait soif la pauvre. 1, 2, 3 shots et nous sommes enfin prêts pour prendre la route ! C’est parti.

Nous prenons le bus, taxi, rien de plus commun pour arriver à destination du premier logement social B&B réservé d’avance puis, le temps pour nous de poser nos affaires, de goûter au porto proposé dans la chambre, et nous voilà partis pour une visite d’Auckland. Je dirais même une visite éclair car la ville nous a paru comment dire… Morte ? Petite ? Inintéressant ? Elle devait sûrement être mieux lors du mondial de Rugby 2011 mais c’est sûr qu’après avoir quitté Sydney, nous commencions à faire les difficiles. Et pourtant, Auckland est quand même la plus grande ville de la NZ avec ses 1,5 Millions d’habitants. C’est énorme car le pays ne possède que 4 Millions d’habitants. A titre de comparaison : la Nouvelle-Zélande possède le même nombre d’habitants que Rome mais avec la même superficie de celle de l’Italie.


03 Avril 10h : Ca y est, nous prenons enfin la route avec notre voiture de location après un petit-déjeuner royal mais cette fois-ci sans alcool – Je conduis… et à gauche svp !
Direction l’Est de l’île du Nord, le temps n’est pas très favorable, quelques gouttes sur le pare-brise, je mets les clignotants au lieu des essuie-glaces (ben oui c’est aussi inversé !) et premier stop : Waihi Beach.
Avec un nom pareil, forcément on s’attend à une plage aux rayons de soleils h24 et pourtant on ne les a pas vus. Océan déchaîné, grosses vagues l’une après l’autre avec en fond les premières petites montagnes cachées par une brume comme dans un film… Impressionnant ! Et comme je l’ai répété tout au long du séjour : Oua, c’est stylé !

Quelques bornes plus loin, nous prenons la direction de Rotorua, ville des geysers et activités géothermiques. Pour savoir si vous êtes bien au bon endroit c’est très simple, y a comme une odeur de … J’ai plusieurs descriptions à vous donner comme par exemple des problèmes intestinaux liés à une surconsommation de whisky la veille… (MAMAN ??!!) mais on retiendra plus simplement l’odeur de l’œuf pourri.


Le lendemain, on nous conseille de nous arrêter aux Huka Falls, avec ces immenses quantités d’eau qui jaillissent, dommage que les photos ne parlent pas d’elles-mêmes… peut-être que cela vous aidera si je vous dis de regarder le petit bonhomme rouge à gauche sur la photo et qu’il suffit de dix petites minutes avec ces chutes d’eau pour remplir un bassin olympique… rien à voir avec les chutes du Niagara présentées par un Loïc au Canada mais c’est quand même impressionnant !

Sur la route, nous en profitons pour nous dégourdir les jambes avec une première marche dans le Tongariro National Park – à la rencontre de ces fameuses fougères qui ne poussent qu’en NZ…

… qui n’est autre que le symbole du pays que vous connaissez tous mais dont vous n’avez sûrement jamais fait le lien auparavant.
Au passage, pour ceux qui ont cru que c’était le drapeau néo-zélandais (idiots), sachez qu’on le voit plus que le vrai drapeau national… sûrement qu’ils ne sont pas fiers d’avoir la marque anglaise et qu’ils ont presque « honte » de leur drapeau comme en Australie !


The Forgotten World Highway

A présent, pour rejoindre plus rapidement Stratford, nous décidons d’emprunter une route un peu spéciale : The Forgotten World Highway qui sur 142km, vous offre des virages, des virages… des paysages magnifiques comme ces montagnes en forme de maison pour Hobbits (oui, le Seigneur des Anneaux a été tourné en NZ) et même un tunnel improbable de la largeur de votre voiture, bien sûr à double sens. Je pense que c’est bien la seule route que je connaisse où il est quasi impossible de dépasser la limitation autorisée de 100km/h … et dire que c’est considéré comme une autoroute…

Arrivée sains et saufs, le lendemain nous prenons la route pour rejoindre le Sud Est de l’île du Nord, avec un passage dans la ville de New Plymouth où nous découvrons nos premières plages de sables noirs

Puis nous contournons l’Egmont National Park avec une vue au loin sur le volcan Taranaki (à ça vient de là le sable noir…) avant d’atteindre la ville de Paraparaumu où nous passerons notre quatrième nuit.

Chanceux avec le temps depuis le deuxième jour, nous en profitons pour faire notre premier golf néo-zélandais parmi les 400 golfs du pays ! Ce qui fait un golf pour 10.000 habitants … et en fait le deuxième sport le plus pratiqué après le rugby (bien sûr). Ajoutez au classement des sports les plus populaires le cricket, le netball (basket féminin avec comme différence le panier : un simple anneau au-dessus d’un poteau…) et le nautisme.

Nous rejoignons ensuite la capitale du pays : Wellington. Ville charmante, culturelle et animée, classée 12e dans le classement des meilleures villes dans laquelle vivre.
Il suffit d’ailleurs d’admirer son Burger King pour comprendre… !

 

07 Avril 10h, après déjà 1200km parcourus en moins de cinq jours, nous nous apprêtons à quitter l’île du Nord pour rejoindre Picton sur l’île du Sud. Avant ça, 3h de Ferry au temps exceptionnel : je vous laisse découvrir les photos qui n’est qu’un avant-goût des sublimes paysages de l’île du Sud bien plus impressionnante que l’île du Nord.

…en attendant, les photos de l’île du Nord sont visibles dans ma galerie photo : )

 

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